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1. Conséquences sur l’obligation d’assurance
L’assureur est obligé de vous assurer sauf si certaines règles administratives n’ont pas été respectées au moment de la construction.
Le PPR indique quels sont les secteurs où toutes constructions sont interdites et ceux où elles sont autorisées à condition de mettre en œuvre diverses mesures permettant de réduire leur vulnérabilité aux risques naturels.
Pour vous inciter à ne pas retarder les diagnostics et travaux nécessaires un dispositif d’accompagnement partiel de votre dépense est mis en place (lien vers le tableau fonds Barnier).
Attention : la réglementation établie par le PPR s’impose aux constructions futures mais aussi aux constructions existantes.
Nouvelles constructions :
L’assureur n’a pas l’obligation d’assurer les nouvelles constructions bâties sur une zone déclarée inconstructible par un PPR. Si vous faites construire votre maison dans une zone réglementée, vous devez tenir compte des mesures de prévention prévues par le PPR pour bénéficier de l’obligation d’assurance.
Constructions existantes :
L’obligation d’assurance s’applique aux constructions existantes quelle que
soit la zone réglementée mais vous devrez vous mettre en conformité avec la
réglementation dans un délai de 5 ans. Ce délai peut être plus court en cas
d’urgence. A défaut, il n’y
aurait plus d’obligation d’assurance et le préfet pourrait vous mettre en
demeure d’effectuer les travaux prescrits, puis ordonner leur réalisation à vos
frais.
L’assureur ne pourra vous opposer son refus que lors du renouvellement de votre
contrat ou lors de la souscription d’un nouveau contrat.
Vous ne trouvez pas d’assureur : le BCT
Qu’il y ait un PPR ou non, et quel que soit le lieu où vous habitez, vous pouvez rencontrer des difficultés pour vous assurer si votre habitation est mal protégée. Si vous êtes dans cette situation, vous pouvez saisir le BCT. Pour ce faire, les assureurs tiennent un formulaire spécifique à votre disposition.
Le refus d’une seule entreprise d’assurance suffit, mais si votre bien présente une importance ou des caractéristiques particulières, le BCT pourra vous demander de lui présenter un ou plusieurs autres assureurs afin de répartir le risque entre eux. Le BCT fixera les conditions d’assurance comme dans le cas précédent.
Donc, les constructions existantes conservent le bénéfice de l’assurance dans
tous les cas, avec une incitation forte à la réduction de la vulnérabilité, le
cas échéant.
2. Conséquences sur l’indemnisation
En cas de sinistre, une somme restera obligatoirement à votre charge : c’est la franchise. Le législateur a prévu le principe de la franchise en tant qu’incitation à mettre en œuvre les mesures de prévention permettant d’empêcher la survenance de sinistres peu importants. Son montant est réglementé. Pour les habitations et les véhicules, elle est de 380 € pour tous les types de catastrophes naturelles, sauf pour les dommages dus à la sécheresse ou à la réhydratation des sols où elle est de 1520 €.
Le montant de cette franchise pourra varier selon :
Il n’y a pas de PPR dans votre commune :
La franchise qui sera appliquée au moment du sinistre sera modulée en fonction du nombre d’arrêtés parus pour le même type d’évènement déjà survenu dans les cinq années précédentes. Cette mesure tend à inciter les communes à demander la mise en place d’un PPR. Cette modulation n’est, en effet, plus appliquée si un PPR est prescrit. Elle le redeviendrait si le PPR n’était pas approuvé dans les quatre ans.
Un PPR a été approuvé dans votre commune :
Si vous habitez dans une zone à risque définie dans le règlement du PPR, vous disposez d’un délai de cinq ans pour mettre en œuvre les mesures de prévention prévues. Si un sinistre survient pendant cette période, la franchise restera à votre charge mais elle ne sera pas modulée.