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Catastrophes naturelles, assurance et solidarité

 

L’indemnisation des catastrophes naturelles a été instituée par le législateur en faisant appel à la solidarité nationale. La plupart des dommages aux biens tels que l’incendie, le vol, les tempêtes sont assurables sans qu’il soit besoin de faire appel à la solidartité. Ce n’est pas le cas des catastrophes naturelles. Pourquoi ?

 

Pour qu’un risque soit assurable, trois conditions doivent être réalisées : 

 

1. l’évènement doit être « modélisable » :


  • le type et la gravité de l’évènement doivent pouvoir être évalués, pour que les assureurs et les réassureurs puissent définir le prix de la couverture et l’organisation de celle-ci ;

2. l’événement doit être aléatoire : 

 

  • la probabilité de sa survenance, sur une période donnée, doit être quasiment impossible à prévoir ;
  • la probabilité de survenance ne doit pas être géographiquement très ciblée, ce qui entraînerait une antisélection et donc un prix d’assurance très élevé dans les régions potentiellement les plus risquées ;

3. il ne doit pas y avoir d’antisélection géographique pour que le prix reste accessible à tous. En effet, les catastrophes naturelles :

 

  • ont une gravité très variable ;
  • sont plus ou moins aléatoires selon les modes de construction, la connaissance du risque et selon les moyens de prévention et de protection mis en place ;
  • subissent l’antisélection géographique : le prix de l’assurance peut-être de l’assurance élevé pour les régions les plus exposées.

DONC, les catastrophes naturelles ne sont pas assurables, la mutualisation n’est plus suffisante, il a fallu y adjoindre un système de solidarité.